“Mon métier de Data Scientist” – Etienne Candelot

Aujourd’hui marque le dernier jour de notre semaine interne des développeurs chez Retail Shake. On vous propose de découvrir avec Etienne, futur doctorant de l’équipe et actuellement en CDD, sa profession de Data Scientist, élue métier le plus sexy du XXIe siècle par la Harvard Business Review. 

Qu’est-ce qu’un Data Scientist ? 

Un Data Scientist est un scientifique des données. Expert en analyse de données, avec très souvent des compétences managériales et marketing, le ou la Data Scientist récolte, organise et analyse des données croisées afin d’identifier des tendances, faire des prédictions et proposer des solutions qui profitent à l’entreprise. 

Quelles sont les missions d’un Data Scientist ? 

Les missions d’un Data Scientist s’articulent souvent autour d’une problématique de recherche. Il s’appuie alors sur le traitement de données, des statistiques et l’aspect prédictif de l’IA ( Intelligence Artificielle) pour répondre à cette problématique.  

C’est un travail à quatre (4) axes :

  • Comprendre les problématiques de l’entreprise liées à la Big Data
  • Trouver une modélisation statistique qui répondrait à la problématique
  • Faire de la veille technologique et bibliographique pour détecter les données existantes et pertinentes pour le projet 
  • Expérimenter, prototyper et restituer les résultats

Comment devenir Data Scientist ? 

Pour briguer une place de Data Scientist, il faut cocher certains pré-requis.

Le Data Scientist est confronté à des flux massifs de données, il doit donc aimer les chiffres et les masses d’informations.  Il doit également être à l’aise avec les outils d’analyse, la programmation et avoir de bonnes capacités analytiques. 

Sur le plan personnel, il doit être passionné et faire preuve de curiosité intellectuelle, car il s’agit d’un travail de constante recherches et de veilles. Il doit savoir travailler en autonomie tout en ayant un grand sens de la communication. 

Et toi, Etienne, quelles sont concrètement tes missions chez Retail Shake ?

“J’ai fait des études d’ingénieur en informatique, spécialisé dans la data science. Au cours de ce cursus, j’ai développé une affection particulière pour la vision par ordinateur. Dans le cadre de ma thèse de doctorat, je mène un projet en rapport avec cette thématique chez Retail Shake. Les résultats que nous obtiendrons de cette démarche seront appliqués aux millions de produits scrappés quotidiennement par l’application Retail Shake et rendra encore plus intuitif et simple la veille concurrentielle pour nos clients. ”  

“ Et concrètement, mes journées de travail sont souvent dédiées à de la veille technologique, avec un travail bibliographique permettant d’établir l’état de l’art dans le domaine d’étude. Je réalise des travaux techniques d’expérimentation et de prototypages autour de l’entraînement d’algorithmes d’intelligence artificielle. Sinon, je travaille sur des projets parallèles liés à ma formation de data scientist en fonction des besoins de l’équipe. Par exemple, je travaille actuellement sur un projet d’amélioration du moteur de recherche de notre application.”

Interview – Qu’est-ce que le scraping

 Aujourd’hui c’est la journée mondiale des développeurs. Nous sommes donc allés à la rencontre d’un de nos collaborateurs tech, Mousse Sambou. Mousse, Data analyst chez Retail Shake a accepté de nous parler de son travail passionnant et de répondre à nos questions sur le scraping et son importance pour notre activité.

Mousse Sambou, interview Scraping
Mousse Sambou, Data Analyst chez Retail Shake

« Bonjour ! Peux-tu te présenter et nous raconter ce que tu fais au sein de l’entreprise Retail Shake ? »

Bonjour !  Je m’appelle Mousse Sambou et je suis Data Analyst chez Retail Shake où je suis chargé du scraping web et du monitoring de la data. 

« Tu es chargé du scraping web entre autres. Peux-tu nous en dire un peu plus sur cette mission ? Qu’est-ce que le scraping de données par exemple ? »

“Scraping” est un mot anglais qui signifie littéralement “gratter” en français. Et, quand on parle de scraping dans notre domaine, c’est l’action d’automatiser l’extraction des données d’un site web. 

« Et comment marche cette automatisation de l’extraction des données ? »

On écrit des programmes (scripts) informatiques qui parcourent les informations d’un site( aussi appelées le code html) et récupèrent les données qui nous intéressent. Une fois que les scripts ont capté l’information dans le code html, ils le présentent sous une forme qui facilite la lecture et l’analyse. 

« Quel est l’intérêt d’écrire des programmes qui vont récupérer la donnée sur des sites ? Que fais-tu de la donnée une fois qu’elle a été scrappée ?  »

Cette donnée scrappée sert à alimenter notre outil de veille concurrentielle. On crée progressivement une puissante base de données qui nous permet de mettre à la disposition de nos clients, des outils de veille stratégique. 

« Quel est l’intérêt pour une entreprise de disposer de la donnée que tes robots ont récupérée sur un site concurrent ? »  

L’outil permet aux clients d’effectuer leur veille tarifaire, de géolocaliser les stocks et propose un suivi des points de vente des concurrents. Les entreprises, grâce à ces données concurrentielles centralisées et plus accessibles, peuvent prendre des décisions stratégiques. 

« Nous scrapons également des Marketplaces comme Amazon, Cdiscount, Leroy Merlin. Est-ce qu’aujourd’hui, nos robots différencient les produits proposés par le vendeur lui-même de ceux proposés par les vendeurs tiers ? »  

Oui, nous savons faire cette distinction et nous l’avons d’ailleurs déjà fait pour certains de nos clients. Actuellement, nous travaillons pour l’intégrer à notre application et la rendre accessible à tous nos clients.

« Durant toute cette interview, on a parlé de collecter les données des entreprises. On peut avoir tendance à se demander si tout ça est légal. Peux-tu donc nous dire si le scraping est bien légal ?»

« Interdire le scraping, c’est comme interdire Google »

– Mousse Sambou

Oui c’est légal et c’est même bien vu par les pouvoirs publics car cela facilite la concurrence. C’est même le principe de base des moteurs de recherche comme Google et autres qui récupèrent les informations des sites pour créer une base de données de recherche. Interdire le scraping, c’est comme interdire Google.

Journée Mondiale du Blog : Le top 3 de nos articles à lire

illustration de la journée mondiale du blog

Aujourd’hui le 31 août, on célèbre la journée mondiale du blog. C’est l’occasion de revenir sur l’origine de ce concept mais aussi sur les top articles de notre blog. 

Le premier blog a été créé en 1993 par Tim Berners en même temps qu’il créa la World Wide Web. Il s’agit d’une contraction entre les mots “web” et “log”. En anglais, “log” désigne un journal de bord. Le mot “Blog” signifie donc littéralement un journal de bord sur Internet. Aujourd’hui, le blog a une importance capitale pour les entreprises, les politiciens, les célébrités et même les particuliers. Nouvelle arme marketing et de communication, la blogosphère regorge de ressources infinies et variées.

Pour marquer cette journée mondiale du blog, nous avons sélectionné pour vous, les trois articles du blog de Retail Shake qui ont eu le plus de succès auprès de nos lecteurs. 

N°1 : L’essentiel à savoir sur votre veille tarifaire

La première place revient à notre article sur l’essentiel de la veille tarifaire. Si vous êtes débutant dans la veille, cet article très pédagogique vous montrera comment procéder pour réussir facilement votre veille tarifaire : définition du périmètre concurrentiel, collecte des données, correspondance des produits (matching), analyse, prise de décision, passage à l’action.  On vous détaille toutes les étapes pour développer votre stratégie commerciale de manière très efficace.

Pour les plus confirmés, cet article est une bonne piqûre de rappel sur les bases tout aussi essentielles quand on se prête à l’exercice. 

(Re)Découvrez ici l’essentiel à savoir sur votre veille tarifaire.

N°2 : Comment bien choisir les photos de vos fiches produits ?

Le deuxième article le plus consulté de notre blog est un article sur comment bien choisir les photos de sa fiche produit. Aujourd’hui, la photo est un des éléments clés de la fiche produit. Elle influence fortement le choix des consommateurs qui font leurs achats en ligne. A défaut de pouvoir toucher un article, les clients veulent voir à quoi un produit ressemble avant de finaliser leur achat. C’est pour cela, qu’un produit qui n’a pas de photo a peu de chance de trouver son acheteur. Sans photo, difficile de faire confiance.

Dans notre article top 2, on vous explique l’importance de la photo pour vos performances de vente, les techniques d’optimisation de vos photos pour vos clients et pour les moteurs de recherche et comment Retail Shake vous aide à choisir les photos qui font vendre.  

(Re)Lisez ici l’article comment bien choisir les photos de sa fiche produit.

N°3 : Distribution Numérique : Le KPI de la grande distribution

Nous clôturons notre top 3 avec notre article sur la Distribution Numérique, un KPI clé de la grande distribution. Très utilisé par les marketeurs de la grande distribution, le calcul de la Distribution Numérique (DN) permet de connaître le pourcentage de magasins dans lesquels  les produits d’une entreprise sont présents et ainsi mesurer et ajuster l’efficacité de la politique de référencement adoptée. Cet article vous montre comment calculer la Distribution numérique d’un produit. Elle présente aussi les limites de la Disponibilité Numérique et comment notre application Retail Shake automatise votre Distribution Numérique et celle de vos concurrents. 

(Re)Consultez ici tout ce qu’il y a à savoir sur la Distribution Numérique

Des problèmes d’approvisionnement secouent le commerce

Entrepôt

Après des mois d’arrêt liés à la crise de la Covid-19, l’activité des entreprises a finalement repris. Toutefois, cette reprise ne s’est pas soldée sans obstacles. Les entreprises doivent de nouveau faire face aux répercussions de la pandémie. Le commerce est actuellement perturbé par de graves difficultés d’approvisionnement, une flambée du prix de nombreuses matières premières, des pénuries et des problèmes de main d’œuvre.

Selon plusieurs spécialistes, l’arrêt de la Chine au début de la crise sanitaire a été un des fils conducteurs de ces problèmes actuels. En plus d’être le plus grand producteur pour le commerce international, la reprise de sa propre activité en été 2020 a creusé un déséquilibre entre l’offre et la demande. Les industries avaient ralenti leur production pendant les confinements. Actuellement, ils arrivent difficilement à rattraper ce retard pour satisfaire la forte demande liée à la reprise de l’activité économique. Cette situation affecte par ailleurs presque tous les corps de métiers. De ce fait, on devrait observer prochainement, des changements colossaux dans le commerce.

La baisse du pouvoir d’achat lié à l’augmentation des prix des matières premières

Depuis la reprise progressive de l’activité économique des pays, on assiste à une hausse exponentielle des prix des matières premières. Les matières premières agricoles, électroniques, du bâtiment entre autres battent des records. Par exemple, le prix du bois a triplé au cours des douze derniers mois. Cette flambée des prix affecte fortement les coûts de production des produits. Par conséquent, les entreprises doivent revoir à la hausse les prix de vente de leurs articles. Ces augmentations de prix sont déjà assez visibles. Mais, elles continueront à grimper, car la stabilité n’est pas prévue avant le second trimestre 2022 selon l’institut Gartner. C’est pourquoi, le pouvoir d’achat des consommateurs va baisser. Ils débourseront bientôt plus pour obtenir leurs produits quotidiens. 

La fermeture de certaines entreprises à cause des problèmes d’approvisionnement

Bien que l’activité est reprise, certaines entreprises, notamment des PME qui sont en assez bonne forme vont devoir fermer leurs portes à cause des problèmes d’approvisionnement. Les entreprises n’ont plus de stocks et ne parviennent pas à s’en fournir. Déjà en mars dernier, la fédération des industries des équipements pour véhicules avait annoncé que certains de ses membres fermeraient leurs sites de production car, ils n’ont pas les matières premières, comme le cuivre, nécessaires pour faire tourner la production. Aujourd’hui, ces problèmes d’approvisionnement se sont généralisés à presque toutes les matières premières. On peut alors imaginer la même situation pour les autres secteurs d’activités. Des entreprises qui ont une bonne trésorerie, par manque de composants, seront prises au piège si la situation ne s’améliore pas à temps. De plus, les prix qui s’envolent n’arrangent pas la situation.

Un ralentissement de la production lié aux pénuries et au manque de main d’œuvre

La reprise des commerces amorce les pertes. Cependant, le manque de main d’œuvre dans certains secteurs et les pénuries retardent la production. La chaîne d’approvisionnement est tendue. La consommation a repris de plus belle au moment où la crise de la Covid-19 avait causé l’arrêt ou ralenti la production de certaines matières premières. La production a ainsi redémarré sous forte pression. En prime, les secteurs d’activité dépendent souvent d’une petite niche de compagnies qui produisent la quasi-totalité des matières premières dont ils ont besoin.

La dynamisation de la chaîne logistique

L’une des préoccupations actuelles des professionnels du commerce est de savoir comment prévenir les problèmes d’approvisionnement pendant les périodes de perturbation. La gestion de la chaîne d’approvisionnement est encore très manuelle et manque de transparence pour la plupart des entreprises. De ce fait, de nombreuses entreprises n’ont pas de visibilité sur la chaîne logistique au-delà du premier niveau. En temps de crise, elles restent dépendantes d’un seul canal, car le changement de fournisseur est un long processus complexe.

La dynamisation de la chaîne logistique simplifiera l’accès aux données sur l’ensemble de la chaîne logistique et par toutes les parties prenantes. C’est pour cela que de nombreux spécialistes sont favorables à la dynamisation de la chaîne logistique.

Surveillez comment la crise affecte vos concurrents avec Retail Shake 

 L’application Retail Shake est un outil de veille 360°. Il vous accompagne dans votre veille concurrentielle quotidienne. Grâce à son application web et mobile, vous avez la possibilité de surveiller des centaines d’enseignes et plusieurs milliers de marques. Vous pourrez suivre les conséquences des problèmes d’approvisionnement et de l’augmentation du prix des matières premières. Par exemple, vous avez la possibilité d’analyser les stocks de vos concurrents, suivre les fluctuations de leurs prix afin de prendre des décisions stratégiques. 

Vous avez un système de stock géolocalisé qui vous montre la répartition des stocks chez vos concurrents. Pour une enseigne donnée par exemple, vous repérez les ruptures de stock, la quantité de stocks totale disponible chez l’enseigne, mais aussi dans chaque magasin de l’enseigne. Et tout cela sur une carte visuelle.

Surveiller les problèmes d'approvisionnement avec le map des stocks Retail Shake

L’application automatise également votre veille tarifaire. Vous pouvez affiner votre stratégie pricing en comparant vos produits à ceux de vos concurrents et en suivant les fluctuations et les indices prix du marché. Vous avez aussi un historique des variations de prix pour savoir à quels moments ces changements ont eu lieu et faire des conjectures.

Suivre l'augmentation des prix des matières premières avec l'historique des prix

Soldes d’été 2021 : Un bilan négatif pour les commerçants

Soldes sac de cours

Initialement prévus la dernière semaine du mois de juin, les soldes d’été 2021 ont finalement été décalés d’une semaine. L’objectif était de permettre aux commerces de mieux se préparer à cette action commerciale importante après plus de cinq mois de fermeture en une année. En effet, la fermeture des commerces jugés “non essentiels” a entraîné une forte accumulation des stocks. Les soldes devaient donc permettre aux entreprises d’écouler leurs stocks invendus. Mais trois semaines après la fin, le bilan est sans équivoque. Les soldes n’ont pas été concluants.

Les magasins disposent encore de stocks non écoulés. Ils jugent donc que le bilan des soldes a été négatif bien que meilleur comparé à la même période de l’année dernière. Selon une enquête réalisée par la DSI auprès de plus de cinq cents entreprises, 58% des magasins enregistrent un bilan négatif. Par rapport aux soldes d’été 2019, l’activité connaît une baisse et 69% des magasins sont toujours en surstocks des saisons passées. Mais pourquoi le bilan des soldes d’été est-il si mauvais ? 

Les français moins emballés par l’opération commerciale des soldes 

Cette dernière décennie, on a assisté à une forte mondialisation du commerce et à la naissance d’une guerre des prix qui font que les articles coûtent de moins en moins cher pour rester compétitifs. Les promotions, les prix bas disponibles toute l’année et les grandes questions sociales actuelles ont freiné l’envie des Français de profiter des soldes.

Aujourd’hui, les entreprises low-cost et les sites de ventes privées surfent sur des concepts proches de ceux des soldes. En plus, ces derniers sont quotidiens, rendant les produits accessibles toute l’année. Les soldes ont donc perdu leur sens originel car les prix proposés au cours de cette période ne sont pas toujours plus avantageux que ceux que l’on retrouve pendant toute l’année. Donc, l’intérêt des français pour les soldes s’essouffle. 

L’impact de la Covid19 sur les soldes d’été 

Il est vrai que l’engouement général des Français pour les soldes a tendance à reculer. Cependant, le contexte sanitaire actuel a également eu un impact très négatif sur les intentions d’achat et la fréquentation des commerces. L’apparition de nouveaux variants lors des soldes d’été 2021 a provoqué une baisse de la fréquentation des magasins sur cette période. 

Par exemple, la méconnaissance du nouveau variant Delta a impacté la fièvre acheteuse des Français. Dès la deuxième démarque, le chiffre d’affaires des commerces a donc commencé à chuter et a perduré sur cette durée.